Le processus du PCISC

Le but principal du programme proposé par la FANPLD était d’aider les communautés à progresser d’un état de crise à un état de guérison à long terme. Ce programme propose des approches et des outils spécifiques pour les quatre étapes de ce processus évolutif :

  • l’étape de réponse à la crise,
  • la période de stabilisation
  • le développement des stratégies de guérison à long terme, et l’étape finale :
  • la coordination, le partage et l’apprentissage.

Les fonctions fondamentales du PCISC seraient d’offrir un système mobile d’intervention hautement spécialisé, de faciliter le transfert de compétences et de fournir un programme modeste de soutien pour les besoins spéciaux.

La deuxième fonction toute aussi importante est d’utiliser et renforcer les capacités du réseau existant, voué aux services de santé communautaires et de traitement des dépendances chez les Premières Nations et les Inuits

En fait, le but général du modèle vise à mobiliser le réseau actuel des spécialistes des services en toxicomanie et des services de santé communautaire pour les Premières nations et les Inuits afin qu’ils mènent une action commune et soutiennent les efforts des jeunes, de leur famille, des collectivités, des zones et des régions dans la lutte contre l’abus de substances psychoactives, qu’ils aident à exercer un contrôle, à prévenir les activités à risque élevé d’abus de substances psychoactives et à les contrer. À l’aide de l’équipe communautaire d’intervention en situation de crise du PCISC, les organismes administratifs concernés établissent un système pour gérer les interventions.

Dans le cadre du modèle proposé, tant sous l’aspect des interventions d’urgence que sous celui de la prestation d’aide à longue échéance visant la gestion de crise dans la collectivité, on met l’accent sur le développement des capacités locales, durables, en matière de résolution de problmes et d’autonomie de la collectivité plutôt que sur la perpétuelle dépendance à l’égard de l’expertise externe et de l’apport additionnel de ressources.

On s’attend à ce que les centres de lutte contre l’usage des solvants chez les jeunes soient impliqués activement dans le développement des capacités locales et régionales afin de prévenir, de surveiller, d’intervenir et de gérer les crises locales générées par l’abus de substances toxiques chez les jeunes. Comme le Programme national de lutte contre l’abus de solvants chez les jeunes, les prestataires actuels des services dispensés par le PNLAADA seront appelés non seulement à participer en tant que représentants à un ou à plusieurs niveaux de la prise de décision et du partage d’information dans le cadre du PCISC, mais ils effectueront également des interventions pratiques en offrant leurs programmes de traitement.