À propos du PNLAADA
Le Programme national de lutte contre l’abus de l’alcool et des drogues chez les Autochtones (PNLAADA) est un programme communautaire administré par la Division de la santé mentale et des toxicomanies de la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits.
La Direction des programmes communautaires travaille en partenariat avec les Premières nations et les Inuits à l'exécution d'une gamme étendue de programmes dans des secteurs clés de la santé communautaire. Toutes ses activités visent à maintenir et à améliorer la santé des membres des Premières nations et des Inuits et à faciliter le transfert sous leur responsabilité des programmes et des ressources en matière de santé.
Le Programme national de lutte contre l’abus de l’alcool et des drogues chez les Autochtones (PNLAADA) est la principale source de financement fédérale des services visant la prévention et le traitement des problèmes liés à l’abus de l’alcool et des drogues dans les communautés des Premières Nations et des Inuits.
La DGSPNI (Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits) de Santé Canada fournit le soutien financier pour l’élaboration des politiques et la surveillance de la qualité du PNLAADA. Ce processus est assuré par une infrastructure composée d’un bureau national et de bureaux régionaux répartis à travers le Canada.
La prestation des services directs du PNLAADA est effectuée par les communautés des Premières Nations et par les programmes de traitement, la plupart dispensés en établissement. Ces programmes sont en général dispensés conjointement par des regroupements de Premières Nations constitués en structures de gestion incorporées.
Les programmes de traitement sont offerts à tous les Autochtones à travers le pays, mais, dans la grande majorité des cas, les clients participants sont dirigés vers différents lieux de séjour situés dans les limites de chacune des régions des services de santé des Premières Nations et des Inuits.
Les conditions d’accès aux programmes offerts à l’extérieur de la Région sont établies par une politique stipulant que les clients doivent participer au programme le plus près de leur lieu de résidence, compte tenu de la disponibilité d’un lit vacant au moment de la demande d’admission.
Origine du programme
Le PNLAADA a débuté à titre expérimental au milieu des années 1970 lors de la mise en oeuvre d’un projet pilote national. Mis sur pied à ses débuts comme programme administré conjointement par le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (ancien nom) et le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social (ancien nom), le Programme national de lutte contre l’abus de l’alcool chez les Autochtones (PNLAAA) a continué pendant cinq ans et il a dépassé son mandat initial de trois ans en tant que projet pilote.
Une proposition visant l’obtention d’un programme permanent a été présentée au Conseil du Trésor en 1981-1982 et elle a été approuvée. Cette proposition établissait la nécessité d’un programme permanent afin de pouvoir traiter globalement les problèmes liés à l’abus de l’alcool et de drogues et recommandait de le désigner du nom inclusif de Programme national de lutte contre l’abus de l’alcool et des drogues chez les Autochtones (PNLAADA).
Voici les arguments invoqués à l’appui de cette proposition:
- établir un sentiment de certitude/de stabilité à l’égard du programme;
- diminuer le taux de roulement du personnel lié à l’incertitude initiale;
- établir un programme facilitant l’intégration à d’autres programmes, permettant des actions coordonnées avec d’autres programmes dans le but de promouvoir conjointement la santé communautaire et des environnements favorisant la sobriété comme mode de vie.
Le programme de lutte contre l’abus de l’alcool et des drogues a été établi en tant que programme permanent avant des initiatives de développement communautaire importantes comme Pathways [Les chemins de la réussite], le Programme de développement économique des Autochtones (PDEA), les mesures législatives en matière d’autonomie gouvernementale et l’initiative de transfert des services de santé communautaire.
Comme l’Examen général du PNLAADA l’indiquait, le Programme de lutte contre l’abus de l’alcool et des drogues a été établi et a reçu l’approbation assurant sa permanence parce que « la toxicomanie et l’alcoolisme chez les Inuits et les membres des Premières nations étaient des problèmes à la fois visibles et urgents. »
Dans sa présentation initiale au Conseil du Trésor, le programme comportait les éléments suivants :
- des services de traitement non médicaux, de même que des services postérieurs au traitement tels que des foyers de transition (foyers de post-cure) et des services de traitement communautaire (traitement ambulatoire);
- des activités de prévention et d’entretien, comprenant du counselling professionnel et paraprofessionnel; des services d’information/d’éducation offerts à la communauté; des groupes d’entraide, des services «complémentaires» tels que des groupes de soutien destinés aux personnes souffrant de dépendance et leur famille;
- du soutien de formation pour le personnel;
- des activités de recherche-développement;
- des institutions régionales gérées par les Indiens et les Inuits pour dispenser de l’aide technique, de la formation, un appui à la recherche, des services de planification, de coordination, d’évaluation et du financement.
Voici les éléments pouvant faire partie du programme, mais qui en avaient été exclus au moment de la proposition initiale:
- la prévention primaire (à l’exception de l’éducation sanitaire et de l’aide financière et
- technique pour aider à optimiser l’appui d’autres programmes dans l’établissement de
- stratégies de prévention communautaires globales);
- les services médicaux n’étaient pas directement compris;
- la désintoxication médicale et non-médicale n’était pas financée;
De plus, les services de counselling professionnel dans les communautés étaient exclus, en dépit du fait que de tels services faisaient partie en tant qu’éléments de base du programme de la proposition initiale présentée au Conseil du Trésor.
Les éléments composant le PNLAADA
communautés et organismes des Premières nations et des Inuits et fournissant des services aux Autochtones et aux Inuits à travers tout le Canada. Ces infrastructures englobent notamment :
- 49 centres de traitement, comprenant 695 lits destinés au traitement en établissement ainsi que des services ambulatoires dispensant un traitement non-médical, postdésintoxication;
- plus de 500 programmes communautaires de prévention employant plus de 700
- travailleurs, presqu’en totalité employés par les communautés des Premières nations et des Inuits.
Les fonds attribués à la formation et à la recherche et développement initialement engagés pour les besoins du PNLAADA ont été incorporés au budget général des contributions du PNLAADA. Par conséquent, la faculté d’établir et de faire fonctionner un programme intégré de formation et de recherche clairement articulé sur les plans régional et national a été neutralisée.
Quant au Programme national de lutte contre l’abus des solvants chez les jeunes, il fonctionne séparément du PNLAADA, mais en règle générale, les deux programmes ont établi des relations de travail étroites. Le Programme national de lutte contre l’abus des solvants chez les jeunes finance actuellement 10 centres de traitement à travers le pays, chacun d’entre eux ayant 12 lits de traitement dispensé en établissement (un centre, par contre, se sert de ses fonds pour allouer le montant de deux de ses lits de traitement à des services ambulatoires, offerts à des clients externes). Ce programme est administré par un comité national de représentants des centres de traitement de l’abus des solvants. Ce comité est chargé de veiller à l’élaboration de normes et à la négociation de protocoles de partenariat en vue d’une gestion efficace du programme. L’administration du programme est effectuée indépendamment du PNLAADA et d’autres programmes communautaires.